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Wall Street vue en repli avec Walmart, l'Europe dans le rouge avec les résultats
information fournie par Reuters 19/02/2026 à 14:22

Un panneau de Wall Street à la Bourse de New York

Un panneau de Wall Street à la Bourse de New York

par Claude Chendjou

Wall Street est attendue en repli jeudi dans un contexte d'attentisme qui devrait mettre fin à trois séances de gains d'affilée ‌pour l'indice S&P 500, tandis que les Bourses européennes sont également dans le rouge à mi-séance, pénalisées principalement par les résultats des sociétés. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,31% pour le Dow Jones, de 0,28% pour le Standard & ​Poor's 500 et de 0,39% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 0,81% à 8.361,58 points vers 12h20 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,90% et à Londres, le FTSE fléchit de 0,76%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 régresse de 0,71% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,82%. Le Stoxx 600, abandonne 0,60%, plombé notamment par le compartiment des "utilities", celui des ressources de base et la consommation cyclique.

Outre-Atlantique, le marché commence à intégrer les résultats du géant de la distribution Walmart, baromètre fiable sur la consommation, à la veille de ​la publication des chiffres du produit intérieur brut (PIB) américain pour le quatrième trimestre.

La séance de vendredi sera également marquée par la publication de la statistique des revenus et dépenses consommation aux Etats-Unis, qui inclut l'indice PCE des prix, mesure de l'inflation privilégiée par la Réserve fédérale américaine (Fed). Cet indicateur est très suivi alors que le compte rendu de la dernière réunion ​de politique monétaire de la banque centrale américaine, publié mercredi, a montré des divergences au sein de l'institution avec notamment une hausse ⁠des taux discutée.

La Fed, dont l'indépendance est contestée par la Maison blanche, qui souhaite une baisse plus rapide et plus prononcée des taux directeurs, se réunira pour la prochaine fois les 17 et 18 mars.

Les investisseurs continuent par ailleurs d'évaluer les ‌craintes liées à l'intelligence artificielle (IA) : les valeurs technologiques et les mégacapitalisations font face à des turbulences en raison des inquiétudes suscitées par les valorisations jugées excessives et de l'absence de preuves que les investissements importants dans l'IA entraîneront une croissance du chiffre d'affaires et des bénéfices des entreprises.

En Europe, l'actualité des entreprises animent également les échanges avec de nombreuses publications dans les secteurs du transport aérien, de l'automobile, de la consommation ou encore ​des télécoms.

Même si les données compilées par LSEG montrent que les analystes anticipent désormais une baisse des ‌bénéfices trimestriels de 0,6% sur un an, contre une baisse de 4% au début de mois, à l'entame des publications des entreprises, l'heure est à la prudence.

Les métaux précieux et le ⁠pétrole sont recherchés sur fond de tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, signe d'une absence d'appétit pour le risque.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Walmart recule d'environ 2% en avant-Bourse, le géant de la distribution ayant publié des prévisions annuelles de ventes et de bénéfice inférieures aux attentes. Dans son sillage, Target cède 1,1%.

VALEURS EN EUROPE

Le constructeur aéronautique européen Airbus chute de 6,61% après avoir revu à la baisse son objectif de production dans le cadre du conflit qui l'oppose à Pratt & Whitney sur les moteurs.

Toujours dans l'aérien, Air-France KLM, qui a enregistré ⁠un bénéfice d'exploitation record en 2025, s'envole de 11,02%.

Dans ‌l'automobile, Renault Group abandonne près de 6% après avoir fait état d'un bénéfice opérationnel en baisse de 14,8% au titre de 2025 et dit aborder l'année 2026 avec prudence.

Dans les télécoms, Orange grimpe de 5,06%, l'opérateur ayant ⁠dit s'attendre à un EBITDAaL en croissance annuelle de 3% sur la période 2026-2028, tout en augmentant le dividende versé aux actionnaires.

Le groupe minier français Eramet plonge de 22,5% après avoir publié un Ebitda ajusté en baisse de 54% en 2025.

Rio Tinto, premier producteur mondial de ‌minerai de fer, de son côté cède 3,50% après avoir fait état d'un bénéfice annuel stable, ce qui est moins bien que prévu. L'indice du secteur minier en Europe recule de 2,38%.

Nestlé avance de 1,71%, le géant suisse de l'alimentation ⁠ayant annoncé des ventes supérieures aux prévisions pour le quatrième trimestre et indiqué son intention de céder son activité de crèmes glacées.

Dans la consommation encore, Pernod Ricard prend 3,50% malgré ⁠un premier semestre plombé par les difficultés en Chine et aux ‌Etats-Unis. La performance semestrielle du groupe français de spiritueux ressort néanmoins en ligne avec les attentes et montre une amélioration au deuxième trimestre, tandis que le secteur européen des boissons et alimentation gagne 0,67%.

TAUX

Les rendements obligataires souverains en zone euro progressent légèrement jeudi malgré l'intégration par ​les marchés d'une probabilité d'environ 35% d'une baisse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en 2026. Les investisseurs continuent par ailleurs d'analyser les implications ‌d'un départ prématuré de Christine Lagarde, la présidente de la BCE, qui a laissé entendre aux gouverneurs que son départ n'était pas imminent, selon des sources.

Le rendement du Bund allemand à dix ans monte de 1,5 point de base (pb), à 2,7583%, suivant la tendance sur les Treasuries américains de même échéance dont ​le rendement avance également de 1,5 pb, à 4,0961%.

Les récents indicateurs économiques, très solides, ont renforcé les anticipations d'un maintien des taux directeurs de la Fed.

CHANGES

Le dollar grappille 0,08% face à un panier de devises internationales mais reste proche de ses récents plus bas, les "minutes" de la Fed ayant montré que ses responsables ne semblent pas pressés de baisser les taux directeurs.

L'euro se stabilise à 1,1779 dollar après un repli la veille lié aux premières informations sur un éventuel départ de Christine Lagarde.

La livre sterling s'échange à 1,3466 dollar, en baisse de ⁠0,17%, après avoir touché en séance un creux de quatre semaines. La monnaie britannique réagit aux propos de Catherine Mann, responsable de la Banque d'Angleterre (BoE), qui a déclaré que les données sur l'inflation britannique, à son plus bas niveau depuis près d'un an, étaient "de bons chiffres", même si les chiffres sous-jacents ne s'étaient pas autant améliorés que la banque centrale l'espérait.

PÉTROLE

Le marché pétrolier monte jeudi sous l'effet des inquiétudes croissantes concernant un potentiel conflit militaire entre les Etats-Unis et l'Iran, alors que les deux pays intensifiaient leur activité militaire au Moyen-Orient.

Le Brent progresse de 1,68% à 71,54 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 1,75% à 66,33 dollars.

MÉTAUX

Les cours de l'or progressent légèrement jeudi après avoir augmenté de plus de 2% la veille sur fond de tensions géopolitiques persistantes.

L'or au comptant dépasse la barre des 5.000 dollars l'once vers 12h30 GMT après avoir touché en séance 5.021,74 dollars.

L'argent au comptant prend 0,98% à 77,91 dollars l'once, après avoir atteint en séance 79,49 dollars et progressé de plus de 5% mercredi.

PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L'AGENDA DU 19 FÉVRIER:

PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT

USA 13h30 Inscriptions hebdomadaires ​au semaine au 225.000 227.000

chômage 14 février

USA 13h30 Indice Philly Fed février 8,5 12,6

EZ 15h00 Confiance du consommateur février -11,8 -12,4

(flash)

(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)

Valeurs associées

71,72 USD Ice Europ +1,99%
66,58 USD Ice Europ +2,16%

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